Quand le corps vacille c’est toute l’existence qui doit se réinventer : en écrivant cette traversée, trois autrices font de la vulnérabilité un lieu de vie.
Une rencontre avec Constance Guisset, Laurence Kiberlain et Françoise Sliwka
Trois textes qui dévoilent trois corps de femmes aux prises avec la maladie, et la nécessité de se réinventer.

Dans Fleur de peau (Flammarion), Constance Guisset met en scène une fleuriste dont le corps semble avoir été contaminé par des pesticides. Tandis que  se fissurent son couple et la place qu'elle s’est assignée dans la famille et au travail, un désir effréné de vie la submerge.
La Traversée (L'Observatoire) de Françoise Sliwka suit pas à pas l’épreuve du cancer et des traitements, dans un texte très puissant où la maladie amène à revisiter l’enfance, les liens, et à apprivoiser un corps devenu territoire de soin.
Dans Rééduquée (Buchet-Chastel), Laurence  Kiberlain raconte, avec une grande finesse et beaucoup de douceur, le corps qui se dérègle, l’opération en urgence  d’un kyste et la rééducation, ce patient travail de reconquête de soi où l’on apprend à marcher autrement, à tenir debout, à se regarder autrement et à s’aimer.

Ces trois autrices transforment la peur, les soins, les cicatrices, les souvenirs en matière littéraire, et font de la vulnérabilité un lieu de pensée. Elles interrogent ce que la maladie fait à l’écriture, et ce que la créativité rend possible lorsque le corps déraille. 

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